oct 19

*Vous êtes des Ironmen »

Kona 201411 octobre, il est aux alentours de 17 h à Kona, Hawaï. Je suis sur la ligne de mon premier Ironman, après une journée de 10 h. Le public nombreux, le speaker qui met une ambiance de feu, la beauté du lieu et la magie de la course effacent les petites galères de la journée et font émerger les bons moments. Pas déçu du tout de ma course et de cette découverte, mais un peu en reste sur le chrono que je pense pouvoir améliorer.

Ces 400 derniers mètres sur Alii Drive étaient de loin les meilleurs. Avant d’entrer sur la zone d’arrivée, jonchée de barrières, on perce la foule dans la rue, c’est une haie d’honneur qui nous est réservée. Les frissons prennent aisément la place du mal de jambes. Car si le mythe de la course est correctement vendu par Mr Ironman depuis une semaine, un an, il est clair que le public, composé de résidents de Kona, de bénévoles de l’organisation, de proches des athlètes et des athlètes eux mêmes, assure lui seul l’ambiance dans un but non lucratif… Ca fait partie de la magie du triathlon, quand des concurrents qui ont terminé applaudissent celles et ceux qui sont encore dans la course.

A 800 mètres une dernière crampe, derrière la cuisse, m’aura fait douter de ma capacité à passer la ligne en courant. Mais c’était bien la dernière et elle ne me gâchera pas le plaisir. Elle est consécutive à des erreurs de gestion ou tout simplement à une journée rendue difficile par les conditions de course. Pourtant j’avais effectué mon premier semi sur du velours en moins d’1 h 35. Pas trop entamé, j’espérais finir en moins de 3 h 10 mon premier marathon. Mais au retour de « l’energy lab », au bout du parcours, les choses se sont compliquées. La motivation ne m’a pourtant pas lâché, parce qu’au 29ème kilomètre on est sur la route du retour. Un long faux plat pour commencer et j’arrête de doubler des concurrents, ce que je faisais depuis le départ de la course à pied. Puis la dernière et longue ligne droite sur la Queen K. 10 km pour rentrer à Kona. 10 km ou j’alternais quelques pas à pied sur les « stations » (ravitaillement) pour faire passer des petites crampes. Pestant à chaque fois contre ces foutues jambes alors que je me sentais très frais, un paradoxe ! De tous ces ravitaillements, tous les miles, je n’en ai raté aucun, j’attrapais toujours un petit quelque chose. M’alimentant parfaitement, ma gestion sur ce point a été irréprochable. Mais les conséquences d’une préparation « piquée » par le chikungunya, se sont faites sentir ici. Bon pour la vitesse et le volume en général, un peu léger sur le dernier 10 à pied, normal. Mais ce marathon résume aussi la journée de folie que nous avons toutes et tous passé. Entouré d’un public exceptionnel, présent du départ à l’arrivée et qui formait jusqu’au dernier faux plat sur la Queen K, à 2 km de l’arrivée, un couloir hallucinant. Ce dernier faux plat avant de plonger dans le centre ville de Kona, c’est la délivrance. C’est le moment ou les spectateurs te portent jusque sur le Pier et t’obligent à courir malgré ton mal de jambes. C’est aussi le moment ou tu commence à entendre le speaker sur la ligne d’arrivée. Celui qui crie à chaque finisher : « you are an Ironman ! »

Mile après mile

Kona 2014

Oublié à ce moment les 40 derniers kilomètres du vélo. En file indienne, à sans cesse jongler avec la distance préconisée, 7 mètres, pour ne pas prendre de pénalité pour drafting. Difficile quand tout le monde a un niveau très proche et que chaque faux plat est l’occasion de remonter des places. Au classement, on se tient tous dans les 15’’, tu perds une place, mais en fait t’en perds 10 !

Interminable ce final. La ou 4 heures plus tôt, à l’aller, nous avions vent trois quart face, nous sommes maintenant avec le vent en plein dans la poire. Quoi ? Le vent a tourné avec nous et mes espoirs de passer sous les 5 heures se sont envolés. D’ailleurs à cet instant mon but n’est plus de me « limer » pour gratter 10 places, mais d’assurer pour attaquer le marathon dans de bonnes conditions. Je ne suis plus à ces 2’ près. Par contre, j’ai perdu du terrain sur cette dernière partie, alors que j’avais viré en 150ème position au demi tour à Hawi.

Super bien alimenté, pas trop mal, j’avais fait un gros aller. Mais le vent de face m’avait un peu ralenti, comme beaucoup, sur deux portions de 20 km à Hapuna Beach et à Lapakahi. Au demi tour, nous avions tous espoir de compenser par un vent très favorable. Bingo, ces deux zones ont été effectuées tambour battant à 60 à l’heure en tenant fermement le guidon pour ne pas se faire emporter par quelques rafales sournoises parfois. Ce sont les moments ou on se sent fort, on va vite mais hélas pas tout le temps !

De toute la semaine, de toutes les sorties de vélo que j’ai effectué sur le parcours, jamais le vent n’a été aussi fort. Et jamais il n’a été dans la même orientation deux fois de suite ! C’est une course de fou, qui peut rendre fou, dans la fournaise au milieu des champs de lave avec le Pacifique en toile de fond.

Ce qui est fait est fait et n’est plus à faire

J’ai volontairement appuyé sur les 60 premiers km à vélo, pour m’extirper des gros pelotons qui s’étaient formés. A la sortie de la natation, je me suis retrouvé dans des groupes denses. J’en suis sorti pour prendre ma vitesse de croisière. C’était peut être trop, ou pas, mais en tout cas je n’avais pas le choix.

Kona 2014

Car en sortant en 1 h 12 de l’eau, la suite s’annonçait compliquée. D’autant que ma nage n’a pas été de tout repos. J’y ai laissé du jus. Mon erreur a été de partir en milieu de peloton, au lieu de partir sur l’extérieur. Je me suis alors retrouvé dans le bouillon et me suis fait proprement nettoyé ! Un premier 2 k rapide, bien aidé par l’effet de masse et le courant. Et un long retour vers le Pier ou les groupes ne se constituaient jamais. Pour un premier Ironman et une première natation en « groupe complet » (d’habitude je nage avec la vague de mon groupe d’âge), je m’en souviendrais longtemps !

Mais surement pas d’avantage que le départ, inoubliable lui aussi. Après un échauffement efficace, je me suis placé sur la ligne, dans l’eau du Pier. Pas un mot parmi les athlètes. On ne voit qu’à travers nos lunettes le soleil qui se lève derrière le volcan. La foule est amassée sur les quais, les pros sont partis 25’ plus tôt et la tension monte pour nous, sous les encouragements du public et l’animation du speaker. 5, 4, 3, 2, 1… Le coup de canon retentit, les surfeurs se mettent à la verticale pour nous laisser passer. C’est parti pour une journée unique. Un gros résultat serait sympa, mais le but est aussi de revenir sur le Pier heureux et entier. Et tant pis pour mes 9 h 30, ce sera pour une prochaine fois !

Merci beaucoup pour votre précieux soutien. Merci aux Grenouilles et à toute la famille du triathlon Guadeloupéen.

Merci à ma famille et aux amis proches. Merci à Rodrigo pour sa swimsuit et ses conseils ! Des détails qui changent la vie pour un premier IM ! Rien que le matin de l’épreuve, j’en ai appris énormément.

Les magnifiques photos de Thierry Sourbier – www.onlinetri.com.

Compte rendu sur Slowtwich.

La semaine sur Trimag.

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Les résultats complets sur le site d’Ironman en cliquant ici.

Merci à mes partenaires pour leur important soutien tout au long de la saison.

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