New York, New York. Mai 2009.

Séjour à NYC, 9-15 Mai 2009.

Il y a beaucoup trop à dire sur cette ville, si dense, si bruyante, si active si incroyable. La grandeur et le gigantisme des constructions sont bien sûr les premières choses qui sautent aux yeux. On se demande d’ailleurs, comment l’homme a bien pu en arriver à de telles prouesses, d’autant que beaucoup de ces buildings datent de la première partie du 20 e siècle. Ce qui frappe ensuite, après avoir vu les endroits historiques, c’est le coté sociologique de cette mégalopole. Plus de la moitié des New Yorkais ne sont pas nés en Amérique. Ce simple fait donne une petite idée du brassage culturel qu’il y a dans cette ville. Et il y flotte une tolérance et un respect hors du commun, les gens sont très accueillants et toujours prêts à rendre service. D’autant que l’impression de sécurité y est grande, il faut dire d’ailleurs que depuis vingt ans, beaucoup d’efforts ont été faits dans ce sens, cela rend la ville encore plus agréable à arpenter.

On passe d’un quartier à l’autre, mais plutôt d’une ville à l’autre tant les quartiers et les ambiances sont différents. Du célèbre Wallstreet, à Chinatown, aux endroits plus chics sur la 5 e, en passant par les quartiers résidentiels de Greenwich et pour atterrir dans le plus important borourgh* qu’est Brooklyn, les découvertes sont variées et les expériences enrichissantes.

L’avantage lorsque l’on est touriste et que l’on découvre NYC, c’est que l’on peut prendre le temps d’apprécier ces différences. Il suffit d’ailleurs de passer quelques heures entre les buildings en pleine journée, pour se rendre compte ensuite du calme presque campagnard de Soho par exemple. On y entend même les oiseaux siffler, alors qu’à quelques stations de métro, les moteurs de voitures vrombissent. Lorsque l’on est touriste, on passe une majeure partie de la journée la tête en l’air, on se fait donc repérer très rapidement ! Et quand la météo est de la partie, cela permet de prendre son temps pour quelques photos. (Voir le lien). On est surtout pas au même rythme que les New Yorkais. « Time is money », tout va vite, très vite. Par exemple, on mange partout, tout le temps et rapidement. Les fastfoods sont ouverts sans discontinuer et l’on peut petit-déjeuner, « luncher » ou dîner à n’importe qu’elle heure du jour (voir de la nuit à certains endroits).  Les New Yorkais se déplacent d’un pas pressé, habillés en costard pour aller au bureau ou habillés en joggeurs, l’Ipod sur les oreilles en rentrant du parc. Dans les deux cas, ils tiennent la plupart du tempe un gobelet de café ou une boisson rafraîchissante à la main !Il ne faut bien sur pas passer à coté de tous les endroits touristiques. Outre les musées, je parle bien sur des buildings (Empire State en tête), de la Statue de la Liberté, de Ground Zéro et des ponts. Voici quelques endroits célèbres. Dans l’ordre, nous avons préféré  commencer par l’Empire et le Rockfeller Center. Pour s’élever, le premier jour, pour se rendre compte de l’étendue du terrain de jeu. Cette notion est importante pour moi, car lorsque l’on passe la journée entre les immeubles et que l’on n’a pas de vision globale, on aime bien savoir où l’on va. La Statue de la Liberté est, elle, une occasion d’aller visiter Ellis Island, juste a coté. Cette île en partie artificielle, ouverte à la moitié du 19 e siècle, accueilla pendant près d’un siècle les immigrants venus de toute la planète. Toutes les nationalités s’y sont rencontrées, chaque personne subissait un contrôle drastique, aussi bien administratif que physique, pour avoir le droit ensuite de s’installer sur le nouveau continent. Au fil de la visite, au travers des explications, on peut apercevoir quelques ressemblances avec les contrôles actuels dans les aéroports ou pour l’obtention de la carte verte… En fin de journée, ou tout au milieu c’est au choix, un petit tour par Central Park s’impose. Lieu hautement célèbre pour ses plans de cinéma, mais aussi et surtout pour sa verdure, au milieu de la jungle urbaine. C’est d’ailleurs le paradis des écureuils, qui sont, il faut le dire, très abordables dans les parcs des grandes villes américaines. Les New Yorkais viennent s’y ressourcer de différentes façons. A pied, à vélo, en roller, en jouant au Base Ball, ou en bouquinant simplement allongé sur la pelouse. Ici aussi, une chose nous saute à l’œil. C’est la cohabitation de tout ce petit monde. Après plusieurs passages dans le parc au cours de la semaine, soit nous avons eu de la chance, soit nous nous sommes peu trompés. Il n’y a pas de conflits entre ces différents sportifs. Tout le monde co-habite, les rollers et objets mobiles en tous genres gravitent autour du réservoir en toute tranquillité. Toutes les catégories socioprofessionnelles se côtoient également et c’est l’occasion d’un footing entre amis où entre collègues. Après avoir visité la ville depuis le sol, le ciel, en long, en large et en travers, il nous paraissait évident de la faire de nuit. Une obligation dans cette ville qui ne « dort jamais » selon Franck Sinatra. Même lorsque le soleil est couché, c’est l’impression de jour qui domine, la faute aux enseignes lumineuses et aux éclairages publics. Ajouté à cela le son du balais perpétuel des yellow cabs et des boutiques encore ouvertes, on ne fait quasiment plus la différence, seule la fatigue vous indique le chemin de votre lit. Là encore, l’endroit est ultra symbolique et connu de tous pour ses plans utilisés dans de nombreux films et séries. La balade s’achève sur les quais à Brooklyn, sous le Manhattan Bridge. La vue sur le Brooklyn Bridge et Manhattan est imprenable, les photographes ne s’y trompent pas et les appareils photos sur pieds sont bien alignés en rang d’oignons sur la grève. Aller, encore une série de photos pour la route, avant de repasser le pont et de replonger dans la jungle New Yorkaise, « pour errer avec mes chaussures de vagabond, dans le cœur même de la ville… »

Mes photos en cliquant ici : http://www.sylvainpigeau.com/NYC_PIGEAU.htm* 1 : Borough : les cinq quartiers de New York sont : Manhattan, Queens, Brooklyn, le Bronx et Staten Island.
Sylvain Pigeau

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